Séminaire du LEGS 2023-24

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Le séminaire du LEGS est un lieu ouvert, de rencontre et de discussion/travail autour de l’actualité de la recherche du Laboratoire d’Études de Genre et de Sexualité en général et des recherches que ses membres sont en train de mener en particulier. Membres du laboratoire et invité.es présentent leurs recherches de manière à favoriser les échanges pour solliciter avis et conseils. Des thématiques spécifiques et abordées depuis un certain point de vue, serviront d’ancrage pour ouvrir un débat transdisciplinaire et stimuler la réflexion créative de toustes.

 

Programme détaillé du séminaire du LEGS S2 2023/24

 

 

23 Janvier, salle 1.095 du Bâtiment recherche nord : « Spatialité des violences dans le couple et Covid-19 » par Marion Tillous.

Lors de cette séance, je me propose de présenter les résultats du projet ANR-Fondation de France mené en collaboration avec Eva San Martin, Julie Bulteau, Pauline Delage et Esté R. Torres. À partir d’une enquête conduite de mars 2020 à mars 2021, nous avons pu observer que les inégalités entre femmes et hommes ont été creusées par la crise (lisibles notamment dans la différenciation de leurs pratiques spatiales) et que les politiques de restriction des mobilités sont entrées en résonance avec les logiques de contrôle spatial des auteurs de violence au sein du couple. En outre, si la pandémie a été l’occasion d’une accélération dans la mise en œuvre de mesures de lutte contre les violences, elle n’a pas constitué de rupture dans l’histoire de l’action publique. La crise sanitaire a fonctionné comme un miroir grossissant des tendances peu perceptibles d’ordinaire, en particulier de leur dimension spatiale. Les résultats de ce projet de recherche ont été publiés au sein de l’ouvrage Espace, genre et violences conjugales : ce que révèle la crise de la Covid-19 https://www.puv-editions.fr/ouvrage/espace-genre-et-violences-conjugales-ce-que-revele-la-crise-de-la-covid-19/

Modération scientifique : Mélanie Gouarier

 

 

13 Février, salle 1.095 du Bâtiment recherche nord : « Les scénarios bio- et zoé-politiques émergents dans le contexte de l’agriculture européenne actuelle : plantes et semences au service de la re/production sociale » par Valentina De Gregorio, doctorante en Droits Humains et Politiques Globales auprès de l’Ecole Supérieure Sant’Anna (Pisa, Italie) et doctorante en visite au LEGS pour la période octobre 2023-mars 2024, sous la supervision de Marta Segarra.

Le séminaire proposé se concentrera sur une partie spécifique de mon projet de doctorat, en particulier sur les scénarios bio- et zoé-politiques possibles qui pourraient s’ouvrir avec l’avancement d’une approche conservatrice et re/productive à l’agriculture européenne. Partant de trois exemples concrets, à savoir la nécessité européenne actuelle d’augmenter la production agricole de blé, dans les champs et dans les laboratoires, ainsi que la nécessité de conserver et de restaurer la biodiversité, je me concentrerai sur le terrain que ces trois exemples partagent, c’est-à-dire l’objectif d’étendre le contrôle humain aux vies non humaines (bios) et à l’énergie générative et reproductive (zoe) des plantes cultivées. J’aborderai ce thème avec le prisme du posthumanisme féministe, que me permettra d’explorer le paradigme scientifique qui s’est le plus préoccupé de gérer les relations humaines et végétales, en confinant ces dernières à la seule sphère de la production et de la reproduction sociale, et en façonnant le système alimentaire actuel de re/production agricole (dans les champs comme dans les laboratoires), ainsi que la prétention humaine à sauvegarder la biodiversité, en conséquence.

Modération scientifique : Ombre Tarragnat

 

 

19 Mars, 14h-17h30, Amphi MR002, Maison de la recherche, Université Paris8-Vincennes-Saint-Denis : « Accompagner les mineur-es trans et non-binaires »

Intervenantes : Lysistrata Barbiere, psychanalyste, doctorante au LEGS, Annie Pullen Sansfaçon, Professeure à l’Ecole de travail social, Université de Montréal, et Anaïs Perrin-Prévelle, Directrice de l’association OUTrans

Ce séminaire est pensé pour être une séance d’information et de réflexion sur les recherches et procédures en cours concernant l’accompagnement des mineur-es trans et non-binaires, et de discussion avec des professionnel-les de l’enfance et l’adolescence. En effet, nous avons mis en place cet après-midi d’échange, suite à la demande d’Emilie Marchesin, chargée de mission de prévention DEF/ASE, Circonscription Aide sociale à l’enfance de Pantin. Comment accueillir ce public quand l’on n’est pas formé-es ou sensibilisé-es aux questions de transidentité ? Quelles démarches et postures sont les plus à même d’accompagner avec respect ces jeunes ?

Modération scientifique : Lysistrata Barbiere et Hélène Nicolas

Merci de vous inscrire auparavant à l’adresse suivante, pour avoir accès au lien zoom et à la salle en présentiel : accompagnermineurstransetnb@gmail.com

 

 

16 Avril, salle 1/095 du Bâtiment recherche nord : Séance exceptionnelle du séminaire du LEGS sur une proposition de Marion Tillous « Spatialité des rapports de genre »

Intervenantes : Sofia Cevallos et Aline W. Sulzbacher.

1) Sofia Cevallos (UMR Ladyss) parlera des « Femmes autochtones de l’Amazonie équatorienne face à l’extractivisme : Mémoires, perspectives et la lutte collective pour les droits » : Depuis le début des années 2000, l’Amazonie équatorienne traverse par une période marquée par une augmentation des activités extractives -notamment pétrolières et minières-, dans des territoires majoritairement habités par des peuples autochtones. Les inégalités extrêmes, la violence et la destruction des moyens de subsistance matériels et spirituels font partie des effets de ces activités développées au détriment des droits des peuples autochtones et des droits de la nature inscrits dans la Constitution de l’Équateur en 2008. Dans ce contexte d’éruption violente du modèle néolibéral, les conditions de vie des femmes et des filles autochtones ont subi un impact particulier, en raison d’une « hypermasculinisation » des relations sociales qui accompagne les activités extractivistes. À partir d’une ethnographie réalisée auprès du peuple Kichwa entre 2021 et 2022, cette présentation aura deux objectifs : 1. Étudier les effets de l’extractivisme sur la vie des femmes amazoniennes ; 2. Mettre en évidence les manières dont ces femmes mobilisent actuellement le discours sur les droits et le cadre juridique national et international relative aux peuples autochtones pour faire face aux menaces de l’extractivisme, déstabilisant les discours libéraux sur l’individu, sur les territoires et sur le développement qui prédominent dans le domaine de la justice nationale.

2) Aline W. Sulzbacher (Universidade Federal dos Vales do Jequitinhonha e Mucuri – UFVJM) parlera des « Conflits territoriaux, grands projets de développement et violences de genre au Brésil » : Le fleuve brésilien Jequitinhonha, qui s’étend sur près de mille kilomètres de sa source à son embouchure, de la municipalité de Serro (Minas Gerais) à celle de Belmonte (Bahia), a été exploité depuis la période coloniale pour l’extraction d’or, de diamants et de pierres précieuses, une extraction marquée par le génocide des peuples indigènes. Malgré cela, ces communautés ont résisté en élaborant des stratégies de survie et en créant des modes de vie et des dynamiques territoriales uniques. Les interventions de l’État du Minas Gerais ont commencé dans les années 1950, avec la création de la région Vale do Jequitinhonha pour l’installation de projets de développement régional tels que les monocultures d’eucalyptus, les barrages hydroélectriques et l’exploitation minière. En 2023, le gouvernement de cet Etat a créé la région « Vale do Lítio » (vallée du lithium), qui regroupe 14 municipalités possédant des réserves de lithium. Ces processus actualisent le rôle que cette région occupe dans la division internationale du travail et continuent d’être marqués par la violence et l’expropriation, en même temps que les fronts de résistance se constituent pour s’opposer à la logique du développement moderne colonial en se fondant sur des références telles que le paradigme du bien-vivre et en proposant des façons alternatives de relier la société et la nature. Dans ce contexte, l’action des femmes en particulier a été significative, notamment pour exiger la défense des territoires, le droit à une vie digne et les droits de la nature.

Complément en ligne : Lien Zoom : https://univ-paris8.zoom.us/j/98890016581?pwd=OGV3NnlPZ3JuNWV5ZUg2N2o1ei9FQT09

Modération scientifique : Marion Tillous

 

 

23 Avril, salle 1.095 du Bâtiment recherche nord : Séance doctoriales

Cette séance sera consacrée aux travaux des doctorant.es du laboratoire. Participant.es : Mahdis Sadeghipouya (descriptif ci-dessous), Tatia Dvali (descriptif à venir) et Gemma Huckerby (descriptif à venir).

Mahdis Sadeghipouya présentera « Sœurs révolutionnaires. Praxis transformatrice d’activistes lesbiennes migrantes et/ou descendantes des migrations musulmanes en France ». Cette recherche repose sur la nécessité de faire connaissance avec de nouvelles voies de lutte. Des chemins alternatifs sur lesquels les combattantes peuvent se retrouver seules, silencieuses et petites, mais pas isolées, étouffées et infériorisées. Du moins, plus maintenant. Ces activistes, les lesbiennes migrantes et/ou descendantes des migrations, musulmanes en France nous montrent comment sortir, consciemment de la hiérarchie ancrée dans certains espaces de vie et de lutte, et comment construire des espaces safe et épanouissants, et aller de l’avant pour atteindre une sorte de « co-auto-émancipation ». Elles nous montrent comment pratiquer une praxis transformatrice pour nous libérer de l’enfermement de l’ancien monde, y compris le monde de la lutte. À ce sujet, leurs modalités de lutte comprennent l’importance de la conscience et de la sensibilisation collectives, de la connaissance et son partage, et de la création d’espaces safe dans les luttes contre la lesbophobie, la musulmanophobie/l’islamophobie, le racisme et la misogynie.

Modération scientifique : Mélanie Gouarier et Nadia Setti

 

 

21 Mai : salle 3.06 de l’Humathèque (la salle 1.095 du Bâtiment recherche nord est également réservée) : « Travailler au confluent des études de genre et de la psychanalyse » : Séminaire-interface avec l’université d’été organisée conjointement par le LEGS (Anne Berger) et l’université de Buffalo du 21 au 25 mai ’24 au LEGS, sur le Campus Condorcet. Nous accueillerons deux invité.es :

Fernanda Negrete fera une présentation intitulée “La pulsion radieuse : les Sun Tunnels de Nancy Holt” (plasticienne emblématique du “land art”), au croisement de l’esthétique, de l’écoféminisme et de la psychanalyse.

Fabrice Bourlez fera une présentation intitulée “La politique et la poétique du muqueux : Irigaray/ Hocquenghem”, tirée de son livre à paraître sur les “tacts” en psychanalyse. 

Modération scientifique : Anne Berger

 

 

11 Juin : salle 1.095 du Bâtiment recherche nord : « Herbier queer » par A. Picheta, E. Péron-Douté (co-coordinateurices), M-D. Garnier, avec la participation de contributeur.e.s membres du Legs 

À partir des présentations dans le cadre de l’Atelierre qui s’est tenu sur le campus de Paris 8 en juin 2022 en réponse à l’appel thématique « Pour un campus durable » (ERUA), et en contrepoint aux retours des services du Patrimoine, a pris forme le projet d’un ouvrage collectif intitulé Herbier Queer (co-dirigé par E. Péron-Douté et A. Picheta, à paraître).

Cette présentation proposera quelques extraits en « avant-première » du volume en préparation, et abordera quelques-unes des étapes et difficultés rencontrées au fil d’un parcours à la fois institutionnel (Paris8), scientifique (congrès de Toulouse, juillet) et éditorial.

Modération scientifique : Ombre Tarragnat et Claudia Simma

 



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