Le LEGS, première UMR interdisciplinaire dédiée aux études de genre et de sexualité

Créée en 2014 à l’initiative de l’INSHS, sur proposition de l’université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, et avec l’université Paris Nanterre, l’unité a entamé sa carrière institutionnelle au 1er janvier 2015.

Les études de genre ne sont pas une discipline mais un vaste champ de recherche. La question des constructions « genrées » et des rapports de sexe concerne d’une manière ou d’une autre l’ensemble des pratiques sociales et symboliques, publiques et privées, collectives et individuelles. Afficher plus

 

Actualités

Lancement du Dictionnaire du genre en traduction le 18 juin à 17h

Nous avons le grand plaisir de vous annoncer la mise en ligne du Dictionnaire du genre en traduction, accessible sur ce lien

Le Dictionnaire du genre en traduction est le fruit d’un travail collectif mené dans le cadre du réseau de recherche international (IRN) “World Gender : Traductions culturelles et politiques du genre et des études de genre”, soutenu par le CNRS et la Fondation Cellex. Porté par le Laboratoire d’Études de Genre et de Sexualité – LEGS, l’IRN rassemble des partenaires institutionnels des universités de Barcelone, Casablanca, Cornell, Duke, Helsinki, et de Leeds.

Nous vous invitons au lancement en ligne du Dictionnaire le vendredi 18 juin de 17h à 19h (heure parisienne). Lors de ce lancement, plusieurs notices du dictionnaire seront présentées par leurs auteur.e.s:

– Confinement par Rachel Colombe et Manuela Salcedo.
– Disability studies / études critiques du handicap par Justine Madiot, Marion Doé, Charlotte Puiseux, Aurélie Damamme et Patricia Paperman.
– Écoféminisme en Amérique latine par David Barreiro Jiménez et Emmanuelle Sinardet.
– Économie libidinale par Anne E. Berger.
– La cura en Italie par Silvia Contarini, Sara Faccini et Manuela Spinelli.
– Toucher-touch-tacto-tacte par Arturo Corujo, Maria Isern Ordeig, Toni R. Juncosa et Víctor Ramírez.

Nous engagerons par la suite une discussion avec le public autour du Dictionnaire.

Pour nous rejoindre le 18 juin, merci de bien vouloir vous inscrire sur ce lien. Après votre inscription, vous recevrez un e-mail de confirmation contenant les instructions pour rejoindre la réunion.

Au plaisir de vous retrouver le 18 juin pour le lancement du Dictionnaire du genre en traduction!

Marta Segarra et Ilana Eloit (coordinatrices du Dictionnaire)

Présentation du dictionnaire:

Le Dictionnaire du genre en traduction est le fruit d’un travail collectif mené dans le cadre du réseau de recherche international (IRN) World Gender : Traductions culturelles et politiques du genre et des études de genre. Le terme de « dictionnaire » est, à bien des égards, ironique, et il conviendrait plutôt de parler d’anti-dictionnaire. Habituellement, un dictionnaire a pour objectif de stabiliser le sens d’un mot, à partir du relevé de ses usages les plus fréquents. Ici, le but est inverse : il s’agit plutôt de pluraliser le sens, de l’affoler, de questionner le consensus, et d’ouvrir les termes et les concepts à de nouvelles généalogies et interprétations.

Ce Dictionnaire plurilingue en ligne a pour objectif de contribuer à la compréhension des voyages des concepts et du brassage des idées concernant le genre, et par conséquent aussi la sexualité et le(s) féminisme(s), dans nombre de langues et de cultures. Il vise à éclairer la façon dont ces notions sont comprises dans des contextes linguistiques, sociaux, politiques et culturels différents, et dont les études de genre se sont développées dans ces contextes divers. Notre Dictionnaire propose bien sûr une cartographie ouverte et non définitive des circulations transnationales des idées dans le champ des études de genre.

Ce sont l’internationalisation des études de genre et la forme que celle-ci a prise au cours des trente dernières années qui ont motivé le lancement de ce dictionnaire : en plaçant la notion de traduction – non seulement linguistique, mais aussi culturelle et politique – au centre d’une réflexion sur les potentialités et les limites des études de genre comme champ de recherche transdisciplinaire et transnational, ce Dictionnaire cherche à mieux « situer » les savoirs sur le genre, en explorant les effets linguistiques, intellectuels, politiques et culturels des voyages d’idées. Cette approche révèle que le « genre » — et les concepts qui entrent en réseau avec lui, tels que le « queer », le « care » ou l’« intersectionnalité » — n’est pas un concept universellement applicable selon des paramètres fixés d’avance, mais que, au contraire, les notions qui l’alimentent ou en dépendent se trouvent modifiées et enrichies lorsqu’elles sont employées dans des contextes politiques et culturels divers ainsi que dans des langues différentes. Il s’agit ainsi de mettre en lumière les disjonctions et diffractions de sens, les continuités et les discontinuités, qui se produisent à la faveur de la circulation du « genre ».

Le Dictionnaire du genre en traduction vise enfin à questionner les résistances à la traduction, et, avec elles, le motif et la logique de l’intraduisibilité. Contre l’épuisement du sens qu’implique traditionnellement la notion d’intraduisible, cette dernière est ici abordée comme une occasion de faire proliférer le sens et de l’hybrider, en interrogeant le privilège des langues hégémoniques, notamment l’anglais, pour faire émerger de nouveaux points de vue, de nouvelles langues théoriques, depuis des contextes de réception et de production alternatifs. Aussi revendiquons-nous l’hétérogénéité de ce dictionnaire, son caractère hétéroclite et partiel. Nous l’envisageons comme un lieu d’expérimentation, autant sur le plan de la forme (articles, podcasts, entretiens, etc.) que du contenu des notices. La publication de plusieurs notices portant sur un même terme ou concept témoigne de notre désir de ne pas fixer le sens et de notre volonté d’ouvrir le Dictionnaire à divers points de vue.

Le Dictionnaire est un work in progress, ouvert à de nouvelles contributions. Pour nous proposer une contribution, merci de bien vouloir écrire à l’adresse indiquée dans l’onglet « envoi de propositions ».

L’IRN World Gender est soutenu par le CNRS et par la Fondation Cellex de Barcelone. Porté par le LEGS (CNRS, Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, Université Paris Nanterre), l’IRN World Gender rassemble les partenaires institutionnels suivants :

Centre de recerca Teoria, gènere, sexualitat-ADHUC, Universitat de Barcelona, Espagne.
Doctoral programme Gender, Culture and Society‒SKY, University of Helsinki, Finlande.
Centre for Cultural Studies-CCS, University of Leeds, Royaume Uni.
Équipe de recherche et d’étude sur le genre-EREG, Université Hassan 2 de Casablanca, Faculté des lettres et des sciences humaines Aïn Chock, Maroc.
French Studies, Romance Studies et Feminist, Gender and Sexuality Studies – FGSS, Cornell University, États-Unis.
Gender, Sexuality and Feminist Studies-GSFS, Duke University, États-Unis.

Les débuts du Dictionnaire ont eu lieu à l’Université de Barcelone dans le cadre des premières rencontres de l’IRN, qui se sont tenues du 6 au 8 novembre 2019 et qui ont rassemblé quatre-vingt chercheur·e·s issu·e·s des huit universités membres de l’IRN.

La savante et le politique. Défense et illustration des libertés académiques

La savante et le politique. Défense et illustration des libertés académiques

Colloque international en visioconférence – 7 -10 juin 

Préinscription : 

https://zoom.us/meeting/register/tJYlc-qvrTouH9J9xU3ncdRxcDw3jw25oQj2

Flyer La savante
Taille : 410.8 kB Format : PDF

Programme

Lundi 7 juin – Les savoirs critiques, malgré tout

16h-18h

Caroline Ibos (Rennes 2, LEGS), La haine du genre, dans tous ses États

Éric Fassin (Paris 8, LEGS), Une autonomie très politique

Mardi 8 juin – Feu (sur) les libertés académiques

14h15-18h

L’anti-intellectualisme, menace globale  – 14h15-16h

Table ronde animée par Sara Garbagnoli (LEGS) avec Sonia Corrêa (Sexuality Policy Watch)– Zeynep Gambetti (Bogazici University), Nadia Marzouki (CERI, CNRS), David Paternotte (ULB).

La French touch de la répression – 16h15-18h 

Table ronde animée par Marion Tillous (Paris 8, LEGS) avec Audrey Célestine (UDL), Sandra Laugier (Paris 1, ISJPS), Philippe Marlière (UCL), Mame-Fatou Niang (CMU).

Mercredi 9 juin : Pour en finir avec la « neutralité axiologique »

14h15-18h

Le corps des savoirs et le genre des sciences sociales – 14h15-16h

Table ronde animée par Marta Segarra (LEGS, CNRS) avec Rachele Borghi (Sorbonne Université), Karine Espineira (LEGS), Delphine Gardey (Université de Genève), Nassira Hedjerassi (Sorbonne Université, LEGS)

Le corps des représentations : les arts, les langues et les lettres –16h15-18h

Table ronde animée par Fabienne Brugère (Paris 8, LEGS) avec Mehdi Derfoufi (Paris 8, LEGS), Kaoutar Harchi (Cerlis), Gwenaëlle Perrier (Sorbonne Paris-Nord), Tiphaine Samoyault (Sorbonne Nouvelle)

Jeudi 10 juin : « Questions brûlantes » pour les savoirs critiques

14h15-18h

Quelle politique des savoirs ? – 14h15-16h

Table ronde animée par Éric Fassin (Paris 8, LEGS)

Jean-François Bayart (IHEID), Hourya Bentouhami (Toulouse Jean-Jaurès, ERRAPHIS), Sylvain Laurens (CMH, EHESS), Christelle Rabier (Cermes3, EHESS)

« Que faire ? » – 16h15-18h

Table ronde animée par Caroline Ibos (Paris 8, LEGS), avec Anne-Laure Amilhat-Szary (UGA, PACTE), Fanny Gallot (UPEC), Nacira Guénif (LEGS – Paris 8), Fabien Jobard (CNRS, CESDIP)

Un peu partout dans le monde, les savoirs critiques sont aujourd’hui menacés – du Brésil à la Turquie, de la Pologne et de la Hongrie au Royaume-Uni ou à la France. C’est vrai dans le domaine des humanités, et tout particulièrement des sciences sociales. La menace est double : d’une part, les politiques néolibérales exercent une pression de plus en plus forte sur les conditions matérielles de l’enseignement et de la recherche ; d’autre part, les politiques autoritaires s’en prennent ouvertement aux savoirs critiques pour les délégitimer, les marginaliser voire les censurer. En France, la réaction idéologique se déchaîne aujourd’hui contre les études sur la race, le genre et l’intersectionnalité, mais aussi contre les études postcoloniales et décoloniales, toutes regroupées sous le label polémique « islamo-gauchisme ».

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Identity and migration – SEXDEM Online Discussion – June 3, 2 pm

Join us for an online discussion on June 3, 2021 from 2 pm till 4 pm (CET) / 3 pm – 5 pm (EET) (pre-registration latest June 1 here)

Organised by SEXDEM in collaboration with LEGS research team

With this second SEXDEM workshop, we wish to explore voices and experiences that struggle to be heard and included in Western democracies’ public discourse. Identity and migration will be explored specifically in relation to sexual rights and norms and nationalist as well as antiracist narratives and movements. What happens to identities in migration and to stories of migration seen through the lenses and experiences of women and LGBTIQ migrants? How are identities formed in the pressure of societal regulation of sexual and gender norms and (anti)racist campaigns? For this workshop we’ve invited researchers-activists who work with women and LGBTIQ migrants in France, Germany and Finland.

We hope to address and discuss some of these questions with everyone present, after short presentations from our guest speakers.

Speakers:

Ali Ali (University of Helsinki, Finland)

Bahar Azadi (Université Paris 1 Sorbonne & Université Paris 7)

Firoozeh Farvardin (Berlin Institute for Integration and Migration Research, Germany)

Mahdis Sadeghipouya (Université Paris 8, France)

 

Organizers:

Heta Rundgren (SEXDEM) https://sexdem.org/ 

Mahdis Sadeghipouya (LEGS, Paris 8) https://legs.cnrs.fr/

with help from Katja Kahlina and Riikka Taavetti (SEXDEM)

More information and summaries of individual presentations on the sexdem website here.