Axes de recherche

Axe I : Théorie(s), langues, discours

On commence à peine aujourd’hui à faire l’histoire intellectuelle, culturelle et politique du développement des études de genre, en Occident d’abord, dans les autres aires culturelles ou géopolitiques ensuite.

Si le genre s’est imposé à partir des années quatre-vingt-dix comme une catégorie et un outil d’analyse majeurs, sa définition conceptuelle est loin d’être simple. Le genre peut signifier un rapport de domination et indexer ainsi en l’éclairant l’inégalité entre femmes et hommes ; il peut servir à problématiser les frontières entre biologique, social et psychique ; enfin, il permet de repenser en les formulant autrement la catégorie de l’”identité sexuelle” et le problème de l’orientation sexuelle, dans leur rapport d’une part aux normes sociales, d’autre part au champ et à la scène du désir, ainsi qu’à la jonction aisée ou malaisée de ces dernières.

Ainsi, l’usage du terme aujourd’hui dans la recherche qui porte son nom masque en fait de vastes différences de conceptions et de perspectives. Celles-ci tiennent à la généalogie composite de son élaboration conceptuelle. On doit la promotion du genre au rang de concept à la rencontre productive d’une épistémologie des différences de sexe et de sexualité qui trouve ses premières formulations dans la psychanalyse à la fin du XIXe siècle, de la clinique et de la sociologie des dysphories de genre développéees aux Etats-Unis à partir des années cinquante autour du double problème de l’intersexualisme et du transsexualisme, et, enfin, de l’émergence et du développement d’une pensée féministe à partir des années soixante-dix, pensée qui s’est elle-même abreuvée à diverses sources théoriques et politiques, depuis le marxisme et le structuralisme jusqu’à divers poststructuralismes français, en passant par les études décoloniales et postcoloniales.

Femme(s), différence sexuelle, féminin/masculin, rapports sociaux de sexe, genre etc : il importe de faire la généalogie critique de la succession et de l’infléchissement sémantique des idiomes théoriques afférant à ce champ. Cela passe par l’analyse des formations discursives touchant aux questions qui nous occupent, dans la langue ordinaire comme dans les langages de la recherche ; cela engage une réflexion sur les tournants théoriques et épistémologiques qui marquent l’histoire de ce champ : en particulier, le tournant queer et le tournant postféministe. Enfin, cela suppose aussi d’analyser la manière dont les théories du genre et des différences de sexe se renouvellent et se reformulent à partir des contestations de leurs présupposés ou de leurs procédures émanant soit de l’intérieur de ce champ (pensée et théories « queer », féminismes black et « subalternes », théorie de l’intersectionnalité), soit de l’extérieur : études culturelles, études postcoloniales, mais aussi sciences cognitives, philosophie du langage, pragmatique et linguistique, nouvelles recherches en biologie etc.

Depuis la publication du Deuxième Sexe par de Beauvoir jusqu’à la récente traduction en France des principaux travaux américains sur le genre et les sexualités qui sont eux-mêmes, pour une part, des « digests » critiques de ce qu’on a appelé la « pensée française », la pensée féministe et postféministe a surtout parlé anglais et français pour “parler” de genre, de sexe(s) et de sexualité(s). C’est dire que le travail théorique sur le genre engage aussi une réflexion sur la pluralité des langues et des contextes d’interlocution, donc une pratique et une pensée de la traduction, du passage dans la langue et entre les langues, et du rôle des langues dans les transferts culturels et les circulations intellectuelles.

Enfin, si l’épistémologie féministe et les théories du genre ont d’abord eu une genèse, une diffusion et un développement occidentaux, elles se sont formidablement enrichies, complexifiées et infléchies au contact, de contextes politiques et culturels non occidentaux. Il incombe aujourd’hui aux chercheuses et chercheurs d’étudier ces nouveaux contextes culturels, intellectuels et politiques de production et de réception des théories du genre, en évaluant leurs effets de déplacement ou de renouvellement des problématiques à la faveur de ce décentrement des perspectives.

Axe II : Politique, esthétique et poétique des corps

Le corps a longtemps constitué “un sujet qui fâche” et une butée épistémologique pour les études de genre, attelées qu’elles étaient d’abord à démontrer le rôle des constructions historiques et sociales dans le façonnement des genres, et à débusquer les logiques de naturalisation de hiérarchies, de traits, de positions et de phénomènes attribuables en réalité à la partition sociale des genres. L’usage du mot “sexe” en particulier, ou encore la notion de “différence des sexes”, supposés renvoyer à la biologie et l’anatomie, étaient soupçonnés de cautionner ou de reconduire la naturalisation de cette hiérarchie entre les genres. Dans le sillage de la pensée de Foucault sur l’invention de la “sexualité” et la constitution du sexe en vecteur et représentant de l’identité, ou suivant la déconstruction par Derrida de la “sexdualité”, nombre de chercheur-e-s, et en particulier de théoricien-ne-s et de philosophes, se sont employé-e-s à mettre en question, à désunifier et à débinariser la notion de “sexe”. Son emploi synecdochique abusif pour désigner le tout de la personne à travers une de ses “parties”, a été critiqué, comme son utilisation comme outil de classement normatif et binaire. Mais l’intérêt pour les enjeux et les effets du biopouvoir et de la biopolitique, qui prennent pour cible le corps vivant ; l’émergence de “nouveaux matérialismes” préoccupés, à l’ère des technologies de la reproduction et des corps bioniques, des limites de l’humain dans son double rapport à l’animal et aux machines ; les avancées de la neurobiologie, et, en particulier, de tout ce qui touche à l’étude de la plasticité cérébrale, aux apprentissages et à la cognition ; les travaux menés à la croisée des études de genre et du spectacle vivant sur la mobilisation du corps de l’acteur/actrice et sur la corporéité en général, enfin, l’apparition de nouvelles pratiques corporelles dans le champ social et le champ de l’art, qui vont du tatouage et du body art aux expériences de modification chimique et anatomique du corps dans le cas des pratiques trans, ont contribué à ramener le corps, et, avec lui, la question de l’articulation entre corps, sexe et sexualité(s), au centre des préoccupations des chercheur-e-s et chercheuses.

Ainsi les chercheur-e-s travaillant parmi nous dans le domaine du spectacle vivant mettent-elles/ils l’accent sur le caractère plastique du corps, et sur sa capacité de métamorphose. Le corps est l’objet et le support de la discipline sociale, la surface d’incarnation de normes et d’idéaux régulateurs, mais il peut être aussi l’instrument le plus “spectaculaire” d’une “déformation” des normes à travers des performances qui bousculent les représentations ordinaires et les modes habituels d’inscription dans l’espace des individus soumis aux normes de genre. Le travail d’interrogation ou de déconstruction des stéréotypes corporels passe ainsi par une démarche, intellectuelle mais aussi pratique, indissociablement politique et esthétique.

A partir de ce nouvel intérêt pour le corps comme corps vivant (bios) donc aussi mortel, soumis aux contraintes, aux exclusions, et à la discipline du social, tout un travail, d’une part, sur la culture et le partage du sensible, de l’aesthesis, d’autre part, sur le vivant et le vivable, sur les conditions éthico-sociales à partir desquelles une vie peut être vivable, a été entamé, aux confluents de l’éthique, de la philosophie politique et de la littérature. La question du vivant et du vivable engage à plusieurs titres celle de la et des sexualités. La littérature peut être un lieu d’articulation et de production de savoirs particuliers sur ces questions, un lieu d’émergence de ce que Rimbaud appelle de “nouveaux corps amoureux”, là où une certaine pratique de l’écriture littéraire, qu’on peut dire “queer”, défait les oppositions et les formes convenues. Les expériences de transformation ou de transition (subjectives, sexuelles, identitaires) y deviennent lisibles et dicibles. Les vies et les corps marginalisés ou précarisés (corps violentés ou dévastés par l’âge ou les conditions de vie précaires par exemple, ou encore corps trans), échappant à la norme anthropocentrique ou phallocentrique, peuvent ainsi s’écrire, se traduire, être recueillis et accueillis dans telle ou telle langue d’écriture, inscrite dans la ou les langues dites naturelles mais néanmoins différente à plusieurs titres de celles-ci.

Littéraires , philosophes et historien-ne-s de l’art s’attachent enfin à faire valoir l’historicité des corps, l’évolution de l’expérience qui en est faite, de leur conception et de leur représentation. De l’étude de la racialisation fantasmatique ou idéologique des corps, qui va souvent de paire avec leur marquage générique et leur érotisation conventionnelle, à celle de l’inscription du corps bourgeois dans la littérature moderne et contemporaine, corps plutôt masculin, dont l’organe de référence est le ventre, dans sa double fonction digestive (consommation/ excrétion) et sexuelle, plusieurs chercheur-e-s contribuent ainsi à faire l’histoire du corps et des corps à travers les âges et les cultures, histoire qui rencontre nécessairement la question du genre, marqué, exhibé, imposé, performé, représenté.

Axe III : Genre, race, nations

Le genre ne renvoie pas seulement aux différences sexuelles socialement construites ; c’est aussi une manière privilégiée de « signifier les rapports de pouvoir » (Joan W. Scott). Le genre est donc (au même titre que la sexualité) un langage politique pour parler des rapports de classes, aussi bien que des relations raciales, ou encore des identités qui définissent des communautés infranationales, nationales ou transnationales. C’est une manière d’aborder les problématiques qui ont pris leur essor récemment en langue française, autour de ce qu’il est convenu d’appeler « l’intersectionnalité », soit l’articulation entre les différentes logiques de domination.

Si le genre est un langage politique, c’est qu’il est traversé par la domination, façonné par les relations de pouvoir. Aussi importe-t-il de penser, en même temps que les rapports de pouvoir qui contribuent à constituer les sujets, la violence, tant physique que symbolique, qui a pour effet de les nier. Ces violences (et en particulier ces viols) visent les femmes en tant que femmes – voire en tant que femmes ennemies/femmes de l’ennemi quand le viol est utilisé comme arme de guerre -, mais aussi les minorités sexuelles (qu’il s’agisse d’homophobie ou de transphobie), et à travers elles, des groupes sociaux puisqu’elles tendent à tracer sur les corps des frontières intra- et internationales.

Une attention particulière pourra être portée, d’un point de vue transdisciplinaire à l’analyse de l’évolution récente des relations entre nationalismes, genre et sexualités. Depuis la fin du XVIIIe siècle, les nationalismes ont formulé des discours sur le genre, des assignations qui permettaient de formuler et de représenter les « communautés sexuelles imaginées ( B. Anderson) ». Certains nationalismes européens et nord-américains sont aujourd’hui en pleine transformation : longtemps dominés par des prétentions virilistes (G Mosse) dans l’entre-deux-guerres et stigmatisant les minorités sexuelles, certains intègrent aujourd’hui ces dernières et dénoncent par la même les pays homophobes comme repoussoirs de la modernité démocratique.

En même temps, les discours sur ces violences, et plus généralement sur la politique du genre, contribuent à distinguer « eux » et « nous », en particulier dans les politiques migratoires ou dans les rapports Nord-Sud, et plus généralement dans un monde largement défini par une « situation postcoloniale ». Toutefois, l’étude des relations conjugales et familiales effectives permet de montrer comment ces logiques de délimitation peuvent être bousculées par des pratiques qui débordent des cadres politiques, et en particulier étatiques, avec par exemple les couples binationaux ou les familles transnationales.

Penser le genre comme un langage invite à examiner les conditions matérielles de sa circulation, de sa production et de sa réception. On s’attachera en particulier à étudier le tournant numérique et la circulation rapide des communications trans-médiatiques et culturelles sur le web (par la voie des réseaux sociaux, blogs, YouTube, Twitter, et les technologies qui les accompagnent – ordinateurs, tablettes, smartphones…). Il s’agira d’examiner les identités sociales, les communautés et les réseaux en tant que dispositifs collectifs de production du genre.

Dans un esprit similaire, il pourra être intéressant d’interroger le processus de globalisation du genre à travers l’analyse de l’interaction entre les politiques de genre portées par les institutions internationales (ONU) à prétention universaliste et intégrative et les gouvernements, mouvements de femmes ou de défense des minorités sexuelles, auxquels elles s’adressent et se destinent. Si les politiques du genre ont tendance à s’uniformiser d’un point de vue transnational, leur réception par les gouvernements et les acteurs de la société civile est loin d’être évidente et donne à voir des formes de résistances, d’aménagements voire de reformulations de leurs priorités, conceptions et actions programmées.

Axe IV : Care, éthique, éducation

Les analyses du care composent une thématique originale traversant un ensemble de recherches menées à partir d’ancrage disciplinaires et de questionnements théoriques variés. Le plus souvent comprise à partir des débats philosophiques sur la justice auxquels elle a pris une part importante, l’éthique féministe du care a renouvelé les critiques du libéralisme politique et de l’individualisme moral, rendant possible l’élaboration de points de vue alternatifs dans les domaines des théories morales et politiques. La dimension normative et politique de l’éthique du care est manifeste dans une série de travaux qui associent approches normatives et approches descriptives. Ainsi les critiques de la conception libérale de l’autonomie ouvrent à des recherches qui visent à re-conceptualiser l’autonomie – le plus souvent en termes relationnels, la situant parmi un ensemble de notions voisines et apparentées, en fonction des situations concrètes dans lesquelles elles prennent sens et effet : auto-suffisance, autodétermination, contrôle des décisions qui affectent les vies humaines. La vulnérabilité et l’interdépendance sont opposées à l’abstraction d’êtres humains isolés, indépendants, dont la confrontation raisonnée serait à l’origine du lien social, selon l’image de Hobbes. Une part importante de ces interrogations est adossée à des recherches sur les situations de handicap en discussion avec les Disability Studies et les théories féministes, et plus largement sur des situations marquées par une/des formes de vulnérabilité remarquable.

Au niveau économique, le care est l’une des expressions de l’asymétrie de situation entre femmes et hommes, mais aussi entre femmes elles-mêmes. Les procès de domination masculine, de classe et de race enferment des femmes peu ou pas diplômées, sous-qualifiées, dans des activités hors-marché ou dans des emplois de services souvent à temps partiels et à horaires atypiques. L’éclatement des lieux de travail, la multitude d’employeurs sont sources d’intensification de la précarité des femmes et facteurs aggravant de leur vulnérabilité. Les bas salaires et les faibles revenus obtenus dans ces activités expriment les dominations symbolique et réelle dont ces femmes sont l’objet. Redéfinir de nouvelles normes économiques et sociétales pour une éthique du care valorisant les expériences morales des femmes nécessite d’interroger les catégories de la socio-économie afin de promouvoir des politiques économiques et publiques qui permettront de faire cesser la production et la reproduction de la vulnérabilité et la précarité des femmes engagées dans cette pratique, mais aussi, au-delà, redéfinir un nouveau paradigme sociétal.

Le care comme pratique et comme travail suscite un éventail large d’investigations en lien avec les reconfigurations actuelles – au niveau mondial- de la division du travail de care, selon des lignes de genre, de classe, de race. Ces recherches ouvrent plusieurs pistes : sur les politiques d’égalité et l’éducation à l’égalité de genre, sur les migrations transnationales de care, sur les mobilisations collectives, en particulier autour du travail domestique et de l’assistance aux personnes handicapées, sur l’imbrication des différentes échelles du care , du niveau interpersonnel au niveau global, en passant par le niveau national de l’action publique.

Concernant la question de l’éducation à l’égalité filles-garçons, femmes-hommes à l’école, au travail et plus généralement dans la société, il s’agit par exemple de penser et d’agir la dénaturalisation /déconstruction de la socialisation différentielle des sexes qui prend appui sur les normes de genre par lesquelles féminité et travail du care sont étroitement associées, et ce dès l’enfance. Cette socialisation sexuée qui oriente nos représentatinons, conduites et constructions identitaires notre vie durant place chacun.e sous l’emprise du genre. Eduquer à l’égalité signifie dès lors accompagner toute personne à se dégager de cette emprise qui au niveai professionnel confine les uns au travail productif socialement valorisé et les autres au travail reproductif source d’exploitation légitimée par une essentialisation du travail du care.

Les expériences de care et les relations de soin, tant du point de vue des destinataires que du point de vue des pourvoyeurs, peuvent être rendues publiques, audibles. C’est également dans cette perspective qu’il importe de reconsidérer à nouveaux frais les conceptions et représentations de la maternité, au delà des simplifications et des stéréotypes qui barrent la possibilité de penser les nouvelles formes de la maternité à l’aune du care.

Ces recherches soulignent l’importance qu’il y a à considérer les mises en récit de soi, dont les mises en récit du care sont un exemple. Ces mises en récit s’inscrivent dans une économie du discours qui implique des techniques de production variant avec les contextes et les destinataires. Le récit de soi se situe dans un espace entre narration digne d’être publicisée et histoire romancée. Il peut aussi s’entendre comme plainte et l’attention aux affects fait partie intégrante de la recherche afin de repérer, sous les non-dits, les fragments d’une existence, l’expression d’une revendication. Entre « souci des autres », « soin » et « souci de soi », les modalités divergentes de traduction, de réception, de transmission et de transformation du care en contexte francophone témoignent du dynamisme de cette discipline. Entre « soin » (où insiste un « soi », obstacle potentiel à tout déport vers l’autre) et “souci”, le spectre de traduction interroge le périmètre du sujet cartésien et des modes d’accès à la subjectivité, de ses bords problématiques. C’est dans la zone frontalière et traversière du care, en tant que vocable toujours déjà en-traduction, qu’un certain nombre de questions peuvent être également posées depuis le versant de l’écriture, qui n’est pas homothétique au registre des « discours » à partir duquel Michel Foucault a abordé le « souci de soi ». L’écriture, dans nombre de récits et de productions artistiques contemporaines (comme le pont d’écriture lancé vers la “personne” d’Eve Cixous, 100 ans, dans l’écriture de Revirements dans l’antactique du coeur d’Hélène Cixous, 2011, ou comme les textes et photographies de Sophie Calle, les archi/textes de Madeline Gins, poète-architecte) parle la langue du care par « cœur » — langue frontalière entre care, corps et « cure », à même de faire émerger des relations non hiérarchisées, sans dichotomie soignée/soignante, actif/passif, public/privé. Ce qu’on pourrait appeler le care-écrit ouvre un vaste champ d’études qui reste largement à explorer, champ dans lequel entre une humanité faite non pas d’individus en état de division, mais de sujets-peaux en indivision, de sujets post-phénoménologiques dont les zones de contact relèvent d’affects tactiles et de continuums (comme par exemple celui-ci : “j’assure la continuité de ma mère, elle-même m’aide à le faire, auxiliaire de bonne volonté” op. cit, p. 78). Loin d’être une simple manifestation du care, l’écriture en fait circuler les principaux concepts selon de nouvelles lignes de faille, dessinant une cartographie mobile des genres, des sujets, des affects, des espaces, au delà des stéréotypes domestiques et publics. Parmi les objets interrogeables figurent les notions de corps et de trans-corporéité ; l’affect ; la durée de l’autre ; le corps sans organe ; le « corps qui personne » (Gins) ; l’intersection architecture/care /Disability studies.